Le chevalier au casque d'or C2

Chapitre 2

 

Percevent, avec ses chevaliers, chevauche rageusement. Il sait qui est l'auteur de cette attaque sournoise : c'est l'horrible, le cruel Seigneur du Bois Hector, et sa forteresse est très protégée. Alors, il propose à ses chevaliers :

" Nous allons, nous aussi, attaquer par surprise. Évitons de nous faire repérer. Ce que je propose, c'est que toi, Chevalier Armand, tu t'introduises dans son château en moine. Qu'en penses-tu ? "

" Oui, Percevent, excellente idée. Le mieux est de demander l'hospitalité dans l'Abbaye de Romarin, qui est à quelques lieues d'ici. Et nous pourrons expliquer le motif de notre visite, et en même temps demander un habit de moine pour pénétrer plus facilement chez de Bois Hector. "

Les chevaliers se dirigent vers le magnifique Prieuré. Leur arrivée surprend le Père Prieur, et Percevent raconte alors les méfaits du Seigneur de Bois Hector.

" Mes enfants, soyez les bienvenus dans notre Abbaye. Soignez vos montures, restaurez-vous, reposez-vous, et demain, nous aviserons ensemble. "

Les chevaliers sont rassemblés dans la grande salle du réfectoire, seul endroit où on leur permet de se rassembler et de parler. Le Père Prieur les rejoint, et Percevent lui demande :

" Père, accepteriez-vous de prêter un habit de moine à mon Chevalier Armand ? Cela lui permettrait de s'introduire sans se faire reconnaître, et nous serait très précieux pour combattre le Seigneur de Bois d'Hector. "

" Mon fils, c'est affreux ce qui vient d'être affligé à tes paysans, mais permets-moi de te faire remarquer qu'il n'y a pas eu mort d'homme ; seulement les animaux ont péri, et vos cultures détruites. " 

" Oui, c'est exact, Père Prieur. Mais agir de cette manière, par ruse, pendant notre absence est un comportement indigne d'un Seigneur. Nous voulons lui donner une leçon à notre manière. "

" Et quelle est votre manière, Chevaliers ? " Demande le Père Prieur.

 

Le choeur des chasseurs

 

 

Alors, le Chevalier Percevent et ses compagnons d'armes expliquent au Père Prieur :

" Nous savons que le Seigneur du Bois d'Hector veut s'approprier nos terres. Et nous soupçonnons une nouvelle attaque pour s'emparer de notre château et faire de nous ses vassaux. "

" Je vous entends bien, Messires. Et il est normal que vous sauvegardiez vos biens, votre territoire. Cependant, je connais assez bien le Seigneur du Bois Hector, et peut-être a-t-il quelques motifs pour avoir attaqué et détruit vos récoltes et votre bétail ? "

" Que voulez-vous dire, Père Prieur ? " Demande Percevent intrigué.

" Tu es jeune, Percevent, et tu as été absent 8 années pour apprendre la chevalerie. Aujourd'hui, tu as l'honneur d'être un chevalier et je te félicite. Néanmoins, peut-être devrais-tu t'entretenir avec tes compagnons d'armes pour connaître ce qui a bien pu motiver le Seigneur du Bois Hector à s'enhardir sur vos terres. " Suggère le Père Prieur.

" Y-a-t-il quelque chose que je ne saurais pas ? " Demande Percevent à ses compagnons.

Soudain, ses compagnons se taisent. Ils ont vécu au château du Seigneur de la vallée du Lac pendant que Percevent faisait son apprentissage à la chevalerie.

" Chevalier Armand, racontez-moi ce dont je suis ignorant et qui risque d'être fatal à ma famille et à nos paysans. " Supplie Percevent.

" Eh bien ! Messire, voilà ! Pendant votre longue absence pour devenir Chevalier, votre père, le Seigneur et Chevalier de la vallée du Lac voulait agrandir son domaine. Il a invité le Seigneur du Bois Hector pour lui proposer de vous unir avec sa jeune damoiselle, la gente Florane. Mais le Seigneur du Bois Hector a réclamé une très grosse dote et votre père s'est querellé. Il a outrageusement humilié son hôte, qui a refusé d'unir sa fille avec vous. Il a demandé réparation à votre père qui s'y est opposé, et le Seigneur du Bois Hector s'en est retourné dans sa citadelle, fort mécontent. " Explique le Chevalier de Chevreuse.

" Comment mon père a-t-il pu faire une chose pareille, et surtout me cacher ce comportement humiliant ? Nous ne pouvons pas nous introduire par la ruse, mais au contraire, nous annoncer comme des envoyés pacifiques en vue d'une réconciliation. Il n'est plus du tout question de nous conduire en vengeurs. Prenons du temps braves compagnons, vous qui connaissez bien notre histoire, conseillez-moi avec vérité et justice, afin que nous nous présentions, non pas avec les armes à la main, mais avec humilité et courtoisie. "

 

Activité éducative : Mots croisés sur le chevalier

 

 

 

Détente :

 

 

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